NOS objectifs et revendications

Nos objectifs 

Multiplier les installations des femmes en agriculture. Que toutes les portes soient ouvertes pour qu’elles puissent s’installer dans les meilleures conditions.
Travailler à l’inclusion des femmes dans les instances représentatives. Ce qui passe par une meilleure représentation des femmes dans les responsabilités nationales au niveau statutaire (parité au tiers).
Lutter pour l’égalité réelle des droits (par exemple pour le bail à ferme), des traitements et des situations dans les instances agricoles (banque, chambre d’agriculture, MSA, coopératives, CUMA…).
Lutter contre les violences sexistes et sexuelles en milieu rural, y compris au sein de notre syndicat.
Reconnaître la non-discrimination de genre.
Reconnaître l’intersection des luttes.

Nos revendications

Installation : Accès au métier pour toutes (facilitation d’accès au foncier, à l’installation).
Discriminations : création d’un budget dédié à la lutte contre les discriminations et violences faites aux femmes d’un milliard d’euros, avec un volet spécifique dédié au milieu rural, Interdiction des pratiques discriminatoires pour la vente de matériel (taxe rose) et l’accès aux prêts bancaires.
Santé : Demande d’aides spécifiques suite aux problèmes de santé (endométriose, grossesses pathologiques, prolapsus, ménopause…). Instauration d’un congé maladie menstruel pour les personnes ayant des règles douloureuses, demande d’augmentation du montant de l’IJ maladie.
Congés maternité : Une égalité de traitement et de droits pour les congés maternité. Si des avancées ont été faites ces dernières années, il faut maintenant se battre pour que les paysannes puissent concrètement réussir à utiliser leurs droits. Un travail doit donc être mené pour l’améliorer et le rendre effectif et protecteur.
Formation initiale : Demande de la démocratisation de modules techniques en non-mixité pour assurer la connaissance pratique des machines et la réussite à ces examens, que l’on soit un homme ou une femme. Assurer cet enseignement à chaque candidat·e à l’installation pallie le savoir tacite parfois acquis dans les fermes familiales par les garçons qui ont pratiqué l’outillage sur la ferme des parents ou en stage, mais pas (ou peu) par les filles. Il est donc nécessaire de revoir les programmes de formation initiale pour que ce soit l’endroit d’un rééquilibrage des savoirs et compétences acquises.

Groupe des paysannes et minorités de genre

échanger entre paysanneS ET Défendre nos droits

Dans le Finistère, à l’initiative de paysannes, un groupe s’est constitué avec pour objectifs de défendre et de faire progresser les droits des paysannes, ainsi que de rendre visibles les inégalités dans le monde agricole.

Le groupe se réunit dans différents cadres, selon les envies et les besoins : réunions en salle, chantiers, visites de fermes, rencontres conviviales, etc. Lors de ces rencontres, plusieurs thématiques sont abordées :

Veille pour l’inclusivité et la visibilisation des femmes et minorités de genre dans le monde agricole
Sensibilisation contre le sexisme et le harcèlement sexuel dans le monde agricole
Défense de droits sociaux pour les paysannes
Confiance en soi et prise de parole
Solidarité et échanges de vécus

Vous souhaitez nous rejoindre ? Contactez-nous au 06 17 37 52 61 ou par mail à finistere@confederationpaysanne.fr

Les actualités du groupe

Retrouvez les dernières actualités du groupe des paysannes et minorités de genre dans le Finistère (événements, mobilisations, formations, etc.) :

avancées pour les droits des paysannes

1920

Droit au syndicalisme

Une femme peut adhérer à un syndicat sans l’autorisation de son mari.

1920
1976

congé maternité

Mise en place d’un congé maternité pour les agricultrices (14 jours avec une prise en charge à 75%)

1976
1980

Création du statut de conjoint·e
« participant·e aux travaux »

C’est le premier statut accordé aux femmes des paysans travaillant
sur la ferme. Cela entraîne notamment la mise en place d’une retraite forfaitaire et la possibilité de signer les papiers de l’exploitation.

1980
1999

Mise en place du statut de
conjoint·e collaborateur·rice

Ce statut n’est accessible qu’aux personnes mariées au chef d’exploitation et avec son accord. L’obligation du mariage, ainsi que de l’accord du mari, disparaît en 2006.

1999
2006

Suppression de l’obligation d’avoir l’accord du chef d’exploitation pour avoir accès au statut de conjoint·e collaborateur·rice

Cette acquisition va de pair avec l’ouverture du statut de conjoint·e collaborateur·rice aux personnes pacsées ou concubin·es.

2006
2008

Alignement de la durée du congé maternité des paysannes sur celui des salariées

Il est alors de 16 semaines.

2008
2010

Autorisation du GAEC entre époux

Cela permet la reconnaissance de droits individualisés. Le GAEC bénéficie de la transparence économique et fiscale dans lequel un·e associé·e est égal·e à une part.

2010

RESSOURCES

Vous pouvez consulter les documents en cliquant dessus.

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