NOS luttes et victoires

Une politique foncière au service de tous !

Les terres agricoles sont un bien commun !
La SAFER et la CDOA Structures sont des instances essentielles pour une régulation publique et collective du foncier. Cependant, il faut plus de transparence et de démocratie avec une juste représentation des forces syndicales, des pouvoirs publics et des élus locaux.

La Conf’ a demandé et obtenu :

L’ouverture des CDOA aux structures de développement, il doit en être de même au niveau du Conseil d’Administration de la SAFER
Que l’installation devienne la priorité n°1 du contrôle des structures. Il reste encore à favoriser les installations sur site, pour contrer l’agrandissement, et maintenir des corps de ferme
La loi « 0 artificialisation nette » qui reste à consolider

Nous continuons de défendre :

Une loi foncière ambitieuse qui protège le foncier agricole de l’artificialisation et de la financiarisation
La transparence du marché du foncier agricole et la possibilité de préempter y compris sur les échanges de parts sociales
Le respect des autorisations d’exploiter et la confortation des petits fermes
La création de réserves foncières par les collectivités locales pour faire de l’aménagement parcellaire et de l’installation
Le statut du fermage

Exiger des retraites au-dessus du SMIC pour une carrière complète !

La Confédération paysanne a obtenu le droit au répit et des améliorations sur les congés paternité et maternité.

Nous continuons de revendiquer :

La prise en charge intégrale du coût des remplacements pour maladies et accidents
L’accès facilité au RSA pour les paysan·nes en difficultés
La fin du parcours du combattant pour la reconnaissance en maladie professionnelle
Un accès facilité à la retraite progressive
Pas une seule retraite agricole en dessous du SMIC Net pour tous et toutes [Le calcul des retraites basées sur les 25 meilleures années ne bénéficiera qu’aux plus hauts revenus et entraînera une hausse des cotisations pour tous. La Confédération Paysanne a proposé une réforme plus juste et plus simple qui bénéficierait à toutes les paysannes et paysans tout en sauvegardant la solidarité vis à vis des plus bas revenus]

Garantir un revenu décent et durable pour tous les paysans et paysannes !

Pour vivre dignement de son métier, pour avoir un rythme de travail soutenable et des congés, pour garantir l’installation et la transmission, nous exigeons :

L’arrêt des accords de libres échanges qui tirent nos prix vers le bas
L’application des prix minimum garantis et des lois Egalim (à renforcer pour un vrai partage de la valeur tout au long de la chaine)
La mise en œuvre d’une Politique Agricole et Alimentaire Commune, ainsi que des aides à l’actif et non aux hectares

Accompagner et financer la transition agro-écologique

Face au dérèglement climatique et à ses aléas toujours plus nombreux et dévastateurs, à la baisse de la biodiversité, à la
mauvaise qualité de l’eau, à l’artificialisation continue des sols, à la baisse de leur fertilité, nous devons :

Accompagner tous les systèmes de production agricole dans leurs changements de pratiques
Financer les mesures d’adaptation mais aussi d’atténuation via la PAC et les MAEC
Conserver les terres pour une vocation agricole et nourricière
Prioriser l’accès à l’eau pour une production alimentaire humaine
Défendre l’élevage paysan par le lien au sol et l’élevage plein air

à travail égal, droits égaux !

Les femmes sont encore trop souvent invisibilisées en agriculture en acceptant des sous-statuts (conjoint collaborateur, aide familiale,…) avec des conséquences sur leurs droits sociaux et à termes sur leurs retraites.

Nous voulons :

Un statut identique pour tous les paysans et paysannes
Une amélioration de l’accès réel au congé maternité
La parité dans toutes les instances représentatives : nous travaillons depuis des années à améliorer la représentation des femmes au sein des instances décisionnelles
Une protection renforcée contre les violences sexistes et sexuelles en milieu rural (47% des féminicides se produisent à la campagne)

Toutes les fermes sont transmissibles !

Un paysan sur deux partira à la retraite d’ici 8 ans. Il faut transmettre et restructurer leurs fermes pour atteindre les 1000 installations par an en Bretagne.

La Confédération paysanne a obtenu que l’Aide Complémentaire
Jeune Agriculteur dans la PAC soit forfaitaire et liée à l’actif.

Il est impératif :

D’accueillir et d’accompagner les porteurs de projet non issus du milieu agricole en finançant à hauteur les structures de développement agricole
Réformer les politiques publiques pour créer les conditions favorables à l’installation
Ouvrir la DJA aux plus de 40 ans

Toutes les fermes sont transmissibles mais il faut :

Des aides incitatives (fiscales) aux transmissions qui permettent de vraies installations (et non des agrandissements déguisés)
Un accompagnement systématique et financé au moins 5 ans avant la retraite
Des aides pour le logement des nouveaux installés et des cédants

Réformer la pac avec ambition et cohérence

Sans la Confédération Paysanne, la PAC serait bien plus libérale, conservatrice et inégalitaire. Encore loin d’avoir atteints nos objectifs, nos combats ont permis d’arracher des avancées :

Le paiement redistributif existe, nous ferons en sorte de le doubler
L’écorégime a inscrit un bonus pour la bio, mais il reste insuffisant
Les aides couplées aux petites fermes en maraichage sont un premier pas qu’il faut renforcer
Vieille revendication, les aides couplées aux UGB ruminants sont encore trop limitées

Il nous reste tant de combats : régulation des marchés, partage des moyens de production, aide à l’actif, transition agro-écologique.

Les agriculteurs sont prêts sur le terrain : il manque une volonté politique courageuse, une vision à long terme et un accompagnement efficace.

Ce ne sont pas les maladies qui tuent nos élevages plein-air mais la réglementation !

Nos combats ont permis d’adapter les normes à la réalité des élevages plein air. Les volailles plein-air ont été accusées d’être responsables de la propagation des virus aviaires. Il est possible de limiter le confinement dans certains cas et d’éviter l’abattage préventif autour des foyers.
Au niveau national, nous avons obtenu du Ministère de l’Agriculture la mise en place d’une expérimentation pour valoriser les pratiques des élevages plein air en volailles et en porcs (15 fermes en Bretagne) afin d’adapter les règles de biosécurité. L’objectif étant d’obtenir une nouvelle réglementation pour pérenniser et encourager l’élevage paysan en Bretagne.

Face à l’émergence de la MHE et des nouveaux variants FCO, les pouvoirs publics doivent mieux anticiper la propagation de ces virus. Nous revendiquons :

La liberté de choix de vacciner
Un accompagnement financier pour tous les éleveurs impactés en prenant en compte les pertes économiques directes ou indirectes liées à la présence du ou des virus
La gratuité pour tous les vaccins et la vaccination

L’urgence est de protéger les troupeaux de la prédation

Depuis la présence avérée du loup en 2022, les attaques se multiplient dans les élevages du Finistère. Pour faire face à cette problématique, la Confédération paysanne du Finistère accompagne les éleveur·euses par des formations et temps d’échanges, de l’aide administrative et syndicale, etc. Un représentant du syndicat siège également au comité loup départemental et nous avons obtenu la mise en place d’un comité indemnisations loup pour le Finistère.

Fin 2024, le Comité permanent de la Convention de Berne a voté la requalification de l’espèce loup en « espèce de faune protégée », ouvrant la possibilité de réguler les loups par la chasse. Pour certains, cette méthode de régulation semble être la condition sine qua non pour faire face à la prédation. Seulement le taux de prélèvement restera le même. Il nous parait donc irresponsable de faire croire qu’abattre 200 loups au hasard sera efficace pour protéger les troupeaux.

Car l’urgence est bien là : protéger les troupeaux !

C’est avant tout la régulation des attaques qui doit être recherchée. C’est à dire des tirs ciblés en situation d’attaque par la Louveterie et la Brigade OFB sur des élevages prédatés afin de soulager concrètement les éleveur·euses dans le cadre de la protection des troupeaux.

Par ailleurs, nous revendiquons de longue date au sein du Groupe National Loup (GNL) :

Le financement de la protection des troupeaux à 100 %
L’anticipation de la protection pour les éleveurs volontaires sur les fronts de colonisation
Le financement de la protection pour les éleveurs bovins volontaires
La mise en place de programmes de recherche avec la pose de GPS sur des meutes pour amener de la connaissance sur le comportement des loups

Gérer les populations de gibier pour réduire ses dégâts

Nous travaillons pour des avancées sur la lutte contre la prolifération des populations du grand gibier (sangliers ou cervidés) ; la gestion des populations ; l’indemnisation correcte des paysan·nes victimes des dégâts.

Depuis le printemps 2025, la Confédération paysanne du Finistère a mis en place, en partenariat avec la Fédération Départementale des Chasseurs du Finistère, une formation au permis de chasser gratuite pour les paysan·nes (voir la page Formations).

La Confédération paysanne du Finistère revendique notamment :

L’obtention d’un siège de titulaire à la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS)
Une simplification des procédures d’indemnisation
La mise en place de chasseurs référents sur chaque commune. Cela permettrait une intervention des chasseurs pour avoir une réponse directe lorsque la présence de sangliers est détectée. Dans ce cas, il faudrait permettre la chasse à l’affut et à l’approche.

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