Loup et prédation des troupeaux

réunion d’information et d’échanges à destination des paysans et paysannes organisée par la Confédération paysanne du Finistère, le 11 juin à Saint-Rivoal

La présence d’un loup a été détectée dans le département du Finistère le 4 mai 2022. Depuis cette date, plusieurs attaques de troupeaux pouvant être attribuées au loup ont été confirmées. Afin d’informer et d’échanger avec les éleveurs et éleveuse de son réseau, la Confédération Paysanne du Finistère a organisé ce mardi 11 juin une soirée autour de la question de la protection des troupeaux face à la présence du loup. 32 paysans et paysannes étaient présentes pour cette rencontre qui s’est tenue à Saint-Rivoal, commune classée en cercle 1, c’est-à-dire où la prédation est avérée, pour l’année 2024 (arrêté préfectoral du 28 décembre 2023).

Pour cette rencontre, le syndicat avait invité des représentants de l’Office Français pour la Biodiversité (OFB): Nicolas Jean, directeur adjoint de la direction nationale des « grands prédateurs terrestres » ; Franck Varagnat, correspondant régional loup pour l‘OFB en Bretagne. Dans un premier temps, les deux intervenants ont présenté la situation d’évolution des populations de loups en France et en Bretagne ainsi que les méthodes de suivi de l’espèce. Ils ont ensuite indiqué aux paysans la démarche à suivre en cas d’attaque subie par le troupeau pour laquelle la responsabilité du loup pourrait être suspectée. Franck Varagnat a rappelé les consignes spécifiques pour assurer la qualité et la complétude des informations relevées au moment du constat : protéger les cadavres d’animaux sans les déplacer, éviter de piétiner le site, etc. Un temps d’échanges a permis de répondre aux questions des éleveurs et éleveuses présents.

Léo Parrel, référent au comité loup départemental pour la Confédération paysanne du Finistère, a ensuite fait un point sur l’indemnisation en cas d’attaque du loup ainsi que sur les mesures de protection des troupeaux contre la prédation par le loup (clôtures, gardiennage, animaux de protection, etc.), indemnisées pour les élevages ovins et caprins, en fonction des différents cercles. Pour les troupeaux bovins, aucune mesure de protection n’est indemnisée. Il a rappelé que l’anticipation par la mise en place préventive de mesures de protection ne constitue pas une acceptation passive de l’expansion des populations de loups, mais vise à mieux préparer et protéger les éleveurs et éleveuses face à une réalité à laquelle ils seront confrontés tôt ou tard.

Huit paysans de la Confédération paysanne du Finistère participent ces 12 et 13 juin à une formation, organisée par l’OFB, des observateurs du réseau loup-lynx dans le Finistère. Cette formation permettra aux paysans d’enrichir leurs connaissances de l’espèce. Léo Parrel a appelé les paysans et paysannes à s’investir dans le travail syndical en cours et à venir, mené à l’échelle du département, afin de protéger l’élevage paysan et ses travailleurs !

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